| Au service de deux villages népalais |
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Le 1er août, 39 Strasbourgeois ont volé vers le népal pour deux chantiers humanitaires d'un mois. Le but : améliorer les conditions de vie dans plusieurs villages népalais. Deux projets, deux chantiers solidaires et 39 Strasbourgeois pour les faire vivre. Du 1er au 31 août, plusieurs villages népalais accueillent les volontaires alsaciens de Solhimal, une association d'aide au Tibet et aux peuples de l'Himalaya. Parmi ces villages, on trouve Timure, Khaidi, Ghatte Khola, Dhal Phedi ou encore Gurje. Ils ne sont accessibles qu'à pied, après plusieurs heures de marche. Ils sont un peu oubliés aussi puisqu'aucune route carrossable ne les relie ne serait-ce qu'à Katmandou, la capitale du Népal. Culture de pommes Ces villages sont situés dans la vallée de Katmandou et plus précisément dans le parc national du Langtang. S'il est vrai que la vallée attire de plus en plus de touristes, la pauverté fait fuir de plus en plus de jeunes de leurs villages natals.
"L'exode rural est un véritable problème là-bas, c'est pour ça qu'il faut développer des activités pérennes", explique Anne-Sophie Pétri, gestionnaire du projet pour le Népal à SolHimal. Les 27 Strasbourgeois affectés à Timure ne se contenteront donc pas seulement d'installer des fourneaux, de poursuivre les travaux de rénovation entrepris lors du chantier 2007 à l'école, au dispensaire ou au temple. Ils auront aussi pour mission de développer la culture de pommes mise en place l'année dernière et de la faire passer du stade de la consommation personnelle à la vente. "Il faut profiter du fait qu'ils sont dans un endroit très touristique, explique Anne-Sophie Pétri. Pourquoi ne pas leur faire faire de la confiture ou de la compote pour les vendre ?" Ces différentes missions seront accompagnées d'un diagnostic et d'un suivi médical de tous les habitants. Pour ce qui est du second projet, il a pour cadre le village de Gurge, au nord de la vallée de Katmandou. L'association Umbrella, qui lutte contre le trafic d'enfants, souhaite y développer, en partenariat avec SolHimal, un village d'accueil pour les enfants victimes de ce trafic très répandu au Népal. La diversité des travaux à effectuer sur ces deux chantiers a donc poussé SolHimal à choisir les volontaires en fonction de leur motivation et de leurs compétences. Cédric Jockers est électricien. Virginie Jockers, sa cousine et leur amie Rachel Moxel sont peintres en bâtiment. "J'attends de ce voyage qu'il me remette les idées en place, explique Virginie. Que je puisse me rendre compte mieux encore qu'il y a des gens qui n'ont rien, alors que moi j'ai tout pour être heureuse". SolHimal, en plus de son action sur le terrain, propose aussi un système de parrainage. Une double motivation anime Rachel : Kelsang, son filleul népalais de 5 ans, qu'elle souhaite apprendre à connaître et surtout "faire quelque chose d'utile de sa vie. Voir que le partage existe encore, que l'humanité n'est pas perdue". Source : Les Dernières nouvelles d'Alsace - Céline Lang - 06/08/2008 Article reproduit avec l'aimable autorisation du journal. Toute utilisation strictement interdite sans l'accord de ses propriétaires. |
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