| Répression chinoise au Tibet : Mardi 29 avril 2008 |
Tibet : De 3 ans de prison à la réclusion à perpétuité, ce sont les premières condamnations infligées à une trentaine de tibétains accusés d'avoir participé à des manifestations au Tibet en mars dernier.Le bilan des manifestations serait d'au moins de 203 morts et 5.175 Tibétains arrêtés. Depuis le 15 mars, pas un seul Tibétain n'a réussi à fuir le pays. Ils étaient auparavant plus d'une centaine chaque mois à venir trouver refuge au Népal ou en Inde, traversant l'Himalaya au péril de leur vie. Ce sont en effet 2.500 tibétains dont de nombreux enfants qui fuient chaque année ce pays décrit comme un paradis par les autorités chinoises. Certains d'entre-eux sont ensuite interpellés au Népal et livrés aux forces de l'ordre chinoises. 300.000 soldats chinois ont été envoyés au Tibet pour y rétablir l'ordre, portant à un demi-million de soldats leur effectif total dans la région. >> Signez la pétition en ligne ! France : Excuses, fermeté, double langage et inaction... Nicolas Sarkozy, invité ce jeudi sur France 2, semblait moins conciliant à l'égard du gouvernement chinois. Mais le double langage à destination des français ou à destination de Pékin est bien difficile à suivre quand bien même il viserait à créer les conditions d'un dialogue. Nicolas Sarkozy s'est dit "choqué par ce qui s'est passé au Tibet" et déclare choisir le "chemin d'intransigeance sur la question des droits de l'homme" appelant à une position commune de l'ensemble des pays de l'Union européenne. Il a par ailleurs demandé à "davantage d'autonomie pour le Tibet" relayant en cela les appels du Dalai Lama. Enfin, il a avoué que "si ce dialogue ne s'engage pas, chacun prendra ses responsabilités". Mais après l'invitation solennelle du colonel Kadhafi, les propos tenus en Tunisie ces derniers jours, et les excuses nationales présentées au régime de Pékin, le doute est de mise sur ce que le président entend par "défense des droits de l'homme". Alors qu'aucune invitation n'a été encore reçue par le Dalai Lama depuis que le gouvernement chinois a annoncé, vendredi, être disposé à renouer le dialogue, Jampal Chosang, responsable du Bureau du Tibet à Paris, a proposé que cette rencontre ait lieu à Paris. 6 rounds de négociation qui n'ont donné aucun résultat ont déjà eu lieu en Chine depuis 2002. le gouvernement chinois s'est jusqu'ici toujours refusé à dialoguer directement avec le Dalai Lama, ce qui témoigne d'une volonté particulièrement mesurée de voir ces négociations aboutir. >> Envoyer un mail au Président de la République en 1 clic >> Signez la pétition en ligne ! >> Human Rights Watch : Lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy sur la situation des droits de l'homme en Chine >> Toutes les manifestations à venir... Paris, Strasbourg, Grenoble, Vienne, Caen, Colmar, Toulouse, Bordeaux, Drancy, Vitrolles, St Genès-Champanelle, Mont-Blanc... Chine : Une reprise du dialogue, les doutes se confirment... Aucune invitation n'a été reçue par le Dalai Lama depuis vendredi lorsque, sous la pression des pays occidentaux, le gouvernement chinois a proposé de reprendre le dialogue. Cette annonce avait aussitôt été saluée comme un signe d'ouverture par le gouvernement tibétain en exil à condition que la volonté de discuter soit bien réelle et non pas une façon de gagner du temps (6 rounds de discussions ont déjà eu lieu depuis 2002 sans que rien n'en sorte). Malgré cela, le Quotidien du Peuple a continué samedi à lancer une série d'attaques contre le Dalaï Lama considerant que ce "chef religieux 'auto-proclamé' " menait "des activités visant à saboter l'ordre religieux au Tibet" en propageant de "fausses rumeurs" selon lesquelles la Chine opprime le bouddhisme tibétain ou en essayant de tourner l'opinion publique mondiale contre la Chine. Le double langage constant du régime de Pékin laisse un bien faible espoir sur la possibilité d'un dialogue efficace à brève échéance et il est clair que ce dialogue ne sera significatif que le jour où Hu Jintao et Weng Jiaobai proposeront de rencontrer directement le Dalai Lama. Corée du Sud : Situation tendue entre la Chine et la Corée du Sud après le passage de la flamme olympique à Séoul. Des milliers d’étudiants chinois - vraisemblablement envoyés par Pékin comme c'est devenu l'habitude à chaque étape de la flamme - ont été à l’origine d’affrontements avec des manifestants pro-tibétains. Pékin s'est insurgé du fait que "des mesures judiciaires et diplomatiques" puissent être menées à l'encontre "des responsables quelle que soit leur nationalité". Pour le régime chinois, qui ne s'oppose pas à des mesures contre les défenseurs du Tibet, il est en revanche inconcevable qu'on condamne ses propre ressortissants. La Corée, de son côté, n'entend pas laisser de tels agissements se produire impunément sur son sol. La colère est montée après que des étudiants chinois eurent attaqué des Sud-Coréens mais aussi de nord-coréens protestant contre la politique des Droits de l'homme de Pekin au Tibet faisant fi des 8.300 policiers dépêchés pour éviter toute violence. Népal : Manifestation à Katmandou mardi. Une centaine de tibétains arrêtés. Ils étaient 3.000 à manifester pacifiquement dans la capitale ce lundi pour réclamer une enquête des Nations unies sur la répression chinoise au Tibet lors d'une première manifestation autorisée par les autorités. Les autorités népalaises ont déployé quelques soldats qui seront autorisés à tirer contre d'éventuels manifestants pro-tibétains lors du passage de la flamme olympique par l'Everest le mois prochain... Union européenne : Les députés du Parlement européen ont décidé pratiquement à l'unanimité de maintenir l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine après lecture d'un rapport parlementaire sur "la politique de la Chine et ses effets sur l'Afrique". Le rapport européen "invite l'UE à maintenir son embargo sur les ventes d'armes à la Chine aussi longtemps que cette dernière continuera à fournir des armes à des forces et des groupes armés dans des pays, souvent africains, qui alimentent et perpétuent des conflits et commettent des violations graves des droits de l'homme". Actuellement pékin effectue la livraison de trois millions de cartouches pour des AK-47, 1.500 lance-roquettes RPG et plus de 3.000 mortiers au Zimbabwe. Pour l'auteur du rapport, la députée socialiste Ana Gomes, le bateau d'armes à destination du Zimbabwe "constitue un très bon exemple de l'interférence récurrente de la Chine dans des affaires intérieures de pays africains", ce que la Chine dénonce vivement lorsqu'il est question du Tibet.
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