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La nonnerie du Khari Gompa

 

Présentation du Khari Gompa
Il s’agit de la nonnerie "Khari Dhogon Gadhen Tenphel Ling", "l’île bienheureuse du Dharma", plus connue sous le nom de Khari Gompa.

nonnerie du Khari Gompa

Localisation du Khari Gompa
Khari Gompa se situe dans le village de Thamo, dans le district du Solukhumbu, au nord-est de Katmandou, dans la direction de l’Everest. Pour s’y rendre depuis Katmandou, il faut prendre un avion jusqu’à Lukla puis rejoindre en une grosse journée de marche Namche Bazaar, la capitale des Sherpas. Après Namche, il faut poursuivre vers l’ouest, le long de la Bhote Khosi pendant 1 à 2 heures de marche jusqu’à rejoindre le village de Thamo, situé environ à 3600m d’altitude.

Histoire du Khari Gompa
Le monastère d’origine du Khari Gompa est situé dans la province de l’U-Tsang, au sud du Tibet, près de Shelkar Dzong. Ce monastère fut construit il y a plusieurs générations puis fut détruit et laissé à l’abandon. C’est alors Khari Rinpoche qui a répondu aux sollicitations des habitants de la région pour reconstruire le monastère. Celui-ci est devenu une nonnerie qui comptait une dizaine de nonnes à l’origine et environ 90 nonnes au moment de l’invasion du Tibet par la Chine. La nonnerie du Tibet existe toujours et entretient des liens privilégiés avec le Khari Gompa. Elle est actuellement dirigée par une jeune nonne.

En 1959, la répression grandissante opérée par les Chinois à l’encontre des religieux tibétains a conduit Khari Rinpoche et une dizaine de nonnes à quitter le Tibet pour s’installer à Thamo, dans le district du Solukhumbu au Népal car le lieu était agréable et calme, propice à la méditation et aux autres pratiques du bouddhisme.

Avec l’aide matérielle de la population locale, la nonnerie Khari Gompa a été établie en 1962, en peu de temps. Les donations que Khari Rinpoche obtenait en réalisant d’importantes cérémonies et pratiques pour des particuliers permirent de faire fonctionner la nonnerie à laquelle quelques moines vinrent se joindre. Accordant la priorité à l’éducation des nonnes en matière de philosophie bouddhiste, la nonnerie fonctionnait tant bien que mal.

Après le décès de Khari Rinpoche en 1969, de nombreux problèmes survinrent, en termes d’éducation et de ressources financières, au point que les moines du Khari Gompa quittèrent la nonnerie en quête d’un autre monastère à Katmandou ou en Inde. Cependant, les nonnes restèrent fidèles aux paroles du Rinpoche qui leur demanda de "rester en ce lieu pour pratiquer le bouddhisme car l’endroit est particulièrement propice". En outre, la proximité avec le Tibet permettait aux fidèles tibétains de franchir la frontière pour venir assister aux enseignements du Rinpoche.

Le fondateur du Khari Gompa, Khari Rinpoche pratiquait un bouddhisme pluraliste, enseignant les quatre écoles principales du bouddhisme tibétain, signe d’ouverture et de tolérance perpétuées par les nonnes aujourd’hui. Les pratiques et rituels des Gelukpa et Nyingmapa sont cependant approfondis.

Fonctionnement actuel du Khari Gompa
Actuellement, le Khari Gompa comprend 36 nonnes dont 7 nonnes seniors (> 60 ans) et 29 nonnes âgées entre 10 et 30 ans. Toutes sont originaires du Tibet. L’actuel Khari Rinpoche est la troisième réincarnation de Khari Trulku, reconnu par le Dalaï Lama. Il se rend souvent dans le sud de l’Inde où il poursuit ses études bouddhistes.

Afin de répondre aux demandes intéressées et répétées des nonnes, l’actuel Khari Rinpoche a ouvert une école en 1993 au sein du Khari Gompa. Au sein de cette école, une nonne enseigne la pratique des rituels, une autre enseigne la philosophie bouddhiste et, à l’époque, un professeur enseignait l’anglais et le tibétain. Malheureusement, les moyens financiers très limités du Khari Gompa n’ont pas permis de payer un professeur de qualité pour ces deux matières.
Les mois d’hiver étant très rudes dans le Solukhumbu (altitude estimée de Thamo : 3600 m), plusieurs nonnes se rendent à Katmandou de novembre à février. En l’absence de Khari Rinpoche, c’est une nonne sénior du Khari Gompa, Ani Tsultrim Dolma qui est responsable des nonnes.
Sur place, le Khari Gompa est également géré par un comité de gestion composé de quatre nonnes : une présidente, deux trésorières et une secrétaire. Elles rédigent un rapport détaillé sur les dépenses quotidiennes et préparent un état comptable sur l’ensemble des dépenses effectuées pour le Khari Gompa.
Au quotidien, les nonnes reçoivent des dons de nourriture de leurs familles et de leurs proches du Tibet. Les nonnes dont la plupart sont issues de familles très pauvres pratiquent des rituels dans les villages avoisinants pour lesquels elles obtiennent quelques dons. Les nonnes ne pratiquent aucune autre activité qui engendre des revenus réguliers.

Nonnerie tibétaine du Khari Gompa

Nonnerie tibétaine du Khari Gompa
 
Nonnerie tibétaine du Khari Gompa

Cuisine de la nonnerie tibétaine du Khari Gompa

Projet de reconstruction du Khari Gompa
Dès l’origine du Khari Gompa, Khari Rinpoche a entretenu une relation privilégiée avec le 14ème Dalaï Lama. Après sa construction en 1962 dans le Solukhumbu, Sa Sainteté a accordé sa bénédiction et a donné le nom de "l’île bienheureuse du Dharma" au Khari Gompa.

Ayant le projet de reconstruire le Khari Gompa, l’actuel Khari Rinpoche (réincarnation du fondateur) a sollicité une audience fin décembre 2002 avec le Dalaï Lama qui l’a encouragé à mener à terme son projet de reconstruction, arguant que la localisation de la nonnerie, proche du Tibet était un atout précieux. Gonpö Phuntsok, du Ministère des Religions de l’Administration Centrale Tibétaine a rédigé une lettre de soutien au projet de reconstruction du Khari Gompa.

Dessin représentant la future nonnerie...

Le bâtiment du Khari Gompa, construit en 1962 n’a pas été bien entretenu et, depuis quelques années, les infiltrations d’eau de pluie ont gravement endommagé les murs. Les nonnes ont donc décidé de récolter des fonds pour reconstruire une nouvelle nonnerie.

Trois sources de financement ont permis de collecter en 9 ans la moitié de la somme nécessaire pour la reconstruction :
- Khari Rinpoche a sollicité des amis et bienfaiteurs parmi la communauté tibétaine en Inde et au Népal.
- Les nonnes ont affecté pour le projet les dons récoltés en espèces lors des pratiques de cérémonies et rituels dans les villages avoisinants.
- Le Khari Gompa étant situé sur une des pistes de trek pour les expéditions d’étrangers vers les montagnes du Tibet, les nonnes ont fréquemment sollicité la générosité des étrangers.

Avec les fonds récoltés en neuf années, les nonnes ont pu débuter la reconstruction du Khari Gompa d’avril à novembre 2003. Elles-mêmes sont très investies et ont participé à des travaux nécessitant de la main d’œuvre (évacuation des gravats, portage de planches…).

Afin de finaliser la reconstruction, il reste encore 5 265 360 Nrs à trouver (soit environ 70 205 €, taux 1 € = 75 Nrs).

 

Pourquoi SolHimal a choisi de soutenir le Khari Gompa
- Les nonneries tibétaines sont peu nombreuses et ne doivent souvent leur existence qu’à la persévérance de leur responsable. Peu connues et peu soutenues, ces femmes d’exception vivent très modestement, avec pour seule assurance, la conviction de leur engagement.

- Le monastère d’origine du Khari Gompa est situé au Tibet. Toutes les nonnes sont originaires du Tibet et entretiennent encore aujourd’hui des liens étroits avec les communautés laïques et religieuses tibétaines du Tibet. En étant situé proche de la frontière tibéto-népalaise, le Khari Gompa est, pour de nombreux Tibétains, un moyen de continuer à pratiquer leur foi et d’échapper, même furtivement, au joug chinois.

- Le bouddhisme tibétain est vecteur de culture tibétaine car les deux sont très imprégnés et interdépendants. Choisir de soutenir le Khari Gompa, c’est, pour SolHimal, concrétiser un de ses buts fondamentaux : préserver la culture tibétaine en exil, dans toutes ses composantes.

- L’isolement géographique et la pauvreté matérielle du Khari Gompa appellent à la mobilisation de SolHimal pour offrir des conditions de vie décentes aux courageuses nonnes : réhabilitation des cellules de nonnes, amélioration des repas, embauche d’un nouvel enseignant d’anglais et de tibétain, achat des vêtements, médicaments et couvertures pour les nonnes… Autant de soutiens matériels que peut apporter le parrainage et qui permettra au Khari Gompa de continuer à exister et à perdurer comme vestige vivant d’une réalité tibétaine menacée.

 

 
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