| La nonnerie du Khari Gompa |
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Présentation du Khari Gompa
Localisation du Khari Gompa Histoire du Khari Gompa En 1959, la répression grandissante opérée par les Chinois à l’encontre des religieux tibétains a conduit Khari Rinpoche et une dizaine de nonnes à quitter le Tibet pour s’installer à Thamo, dans le district du Solukhumbu au Népal car le lieu était agréable et calme, propice à la méditation et aux autres pratiques du bouddhisme. Avec l’aide matérielle de la population locale, la nonnerie Khari Gompa a été établie en 1962, en peu de temps. Les donations que Khari Rinpoche obtenait en réalisant d’importantes cérémonies et pratiques pour des particuliers permirent de faire fonctionner la nonnerie à laquelle quelques moines vinrent se joindre. Accordant la priorité à l’éducation des nonnes en matière de philosophie bouddhiste, la nonnerie fonctionnait tant bien que mal.
Après le décès de Khari Rinpoche en 1969, de nombreux problèmes survinrent, en termes d’éducation et de ressources financières, au point que les moines du Khari Gompa quittèrent la nonnerie en quête d’un autre monastère à Katmandou ou en Inde. Cependant, les nonnes restèrent fidèles aux paroles du Rinpoche qui leur demanda de "rester en ce lieu pour pratiquer le bouddhisme car l’endroit est particulièrement propice". En outre, la proximité avec le Tibet permettait aux fidèles tibétains de franchir la frontière pour venir assister aux enseignements du Rinpoche. Le fondateur du Khari Gompa, Khari Rinpoche pratiquait un bouddhisme pluraliste, enseignant les quatre écoles principales du bouddhisme tibétain, signe d’ouverture et de tolérance perpétuées par les nonnes aujourd’hui. Les pratiques et rituels des Gelukpa et Nyingmapa sont cependant approfondis. Fonctionnement actuel du Khari Gompa Afin de répondre aux demandes intéressées et répétées des nonnes, l’actuel Khari Rinpoche a ouvert une école en 1993 au sein du Khari Gompa. Au sein de cette école, une nonne enseigne la pratique des rituels, une autre enseigne la philosophie bouddhiste et, à l’époque, un professeur enseignait l’anglais et le tibétain. Malheureusement, les moyens financiers très limités du Khari Gompa n’ont pas permis de payer un professeur de qualité pour ces deux matières.
Projet de reconstruction du Khari Gompa
Le bâtiment du Khari Gompa, construit en 1962 n’a pas été bien entretenu et, depuis quelques années, les infiltrations d’eau de pluie ont gravement endommagé les murs. Les nonnes ont donc décidé de récolter des fonds pour reconstruire une nouvelle nonnerie. Trois sources de financement ont permis de collecter en 9 ans la moitié de la somme nécessaire pour la reconstruction : Avec les fonds récoltés en neuf années, les nonnes ont pu débuter la reconstruction du Khari Gompa d’avril à novembre 2003. Elles-mêmes sont très investies et ont participé à des travaux nécessitant de la main d’œuvre (évacuation des gravats, portage de planches…). Afin de finaliser la reconstruction, il reste encore 5 265 360 Nrs à trouver (soit environ 70 205 €, taux 1 € = 75 Nrs).
Pourquoi SolHimal a choisi de soutenir le Khari Gompa - Le monastère d’origine du Khari Gompa est situé au Tibet. Toutes les nonnes sont originaires du Tibet et entretiennent encore aujourd’hui des liens étroits avec les communautés laïques et religieuses tibétaines du Tibet. En étant situé proche de la frontière tibéto-népalaise, le Khari Gompa est, pour de nombreux Tibétains, un moyen de continuer à pratiquer leur foi et d’échapper, même furtivement, au joug chinois. - Le bouddhisme tibétain est vecteur de culture tibétaine car les deux sont très imprégnés et interdépendants. Choisir de soutenir le Khari Gompa, c’est, pour SolHimal, concrétiser un de ses buts fondamentaux : préserver la culture tibétaine en exil, dans toutes ses composantes. - L’isolement géographique et la pauvreté matérielle du Khari Gompa appellent à la mobilisation de SolHimal pour offrir des conditions de vie décentes aux courageuses nonnes : réhabilitation des cellules de nonnes, amélioration des repas, embauche d’un nouvel enseignant d’anglais et de tibétain, achat des vêtements, médicaments et couvertures pour les nonnes… Autant de soutiens matériels que peut apporter le parrainage et qui permettra au Khari Gompa de continuer à exister et à perdurer comme vestige vivant d’une réalité tibétaine menacée.
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