| Le camp de Tashi Palkhiel |
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Extrait du rapport de Virginie et Simon, étudiants en formation professionnelle au management des projets de développement et de l'action humanitaire à l'Université de Bordeaux, après leur stage pratique avec l'association SolHimal - Tibet Libre Le camp de Tashi Palkhiel se trouve à 6 km en dehors de Pokhara, au pieds de collines boisées qui ne peuvent pas cacher les sommets enneigés de l'Himalaya. Ce camp a été créé en 1962 avec l'appui de différentes organisations européennes dans le but de préserver les traditions tibétaines, la culture, la religion. C'est l'un des premiers camps où un centre artisanal a été édifié introduisant ainsi au Népal les méthodes de tissage de tapis tibétains. Mais le camp subit de plein fouet la baisse du marché du tapis et certains artisans se sont tournés vers d'autres activités : agriculture, commerce ambulant sur les routes des treks ou sur les rives du lac de Pokhara... La chute du tourisme, à cause des maoïstes (dont un groupe réside dans un village près du camp) et des différents problèmes politiques, renforce la crise et les artisans pressent les rares touristes d'acheter dans leur boutique ou leur étal. C'est le premier camp tibétain que nous visitons où les enfants nous saluent comme certains enfants népalais de Kathmandou : "Hello one pen !" ou "Hello 10 Roupies !". malheureusement c'est aussi la première fois que nous voyons certains jeunes boire beaucoup de bière et parfois se droguer.Le camp est en perpétuelle évolution avec en 1962 la création de l'école de Mount Kailash School, en 1963 celle de la coopérative, en 1967 celle de logements pour les familles et en 1968 celle d'un monastère. 1972 voit naître un comité pour la liberté ; une crèche est bâtie en 1993 ; en 1996 un dispensaire et une maison pour personnes âgées furent créés.L'association de la jeunesse tibétaine oeuvre pour le nettoyage du camp et milite pour la défense des droits de l'homme tandis que l'association des femmes tibétaines sensibles à leur rôle de mère, se charge de l'éveil et de l'éducation de l'enfant. Mais le camp c'est aussi le sourire chaleureux des gens, les salutations népalaises qui se confondent aux tibétaines, les dames âgée qui se réunissent le matin pour prier et font tourner ensemble leur moulin à prières, les enfants qui jouent au criket ou au football avant la tombée de la nuit, les moines qui prient et qui font résonner leurs trompes en cuivre dans toute la vallée, les débats à propos de la fête actuelle hindouiste du Dashain ou des sacrifices de poules et de brebis se succèdent dans une pieuse dévotion. |
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